Le nom de domaine est l’un des premiers choix à effectuer lors de la création d’un site internet.
Il constitue l’adresse que vos visiteurs utiliseront pour accéder à votre site, mais également un élément important de votre identité numérique.
Un bon nom de domaine doit être facile à retenir, simple à communiquer et suffisamment durable pour accompagner l’évolution de votre entreprise.
Voici les principaux critères à prendre en compte pour choisir un nom de domaine adapté à votre activité.
Qu’est-ce qu’un nom de domaine ?
Un nom de domaine est l’adresse utilisée pour accéder à un site internet, par exemple webcreationbelgium.be.
Il est composé principalement de deux éléments : le nom lui-même et son extension.
Dans notre cas :
- webcreationbelgium correspond au nom ;
- .be correspond à l’extension.
Le nom de domaine permet d’utiliser une adresse facilement compréhensible plutôt que l’adresse technique du serveur sur lequel le site est hébergé.
Nom de domaine et hébergement : quelle différence ?
Les deux notions sont souvent confondues.
Le nom de domaine correspond à l’adresse permettant de trouver votre site sur internet.
L’hébergement correspond à l’infrastructure sur laquelle les fichiers et les données de votre site sont stockés.
On peut donc parfaitement acheter son nom de domaine auprès d’un prestataire et utiliser un autre fournisseur pour l’hébergement.
Nous expliquons plus en détail ce deuxième élément dans notre guide consacré au choix d’un hébergement web.
1. Privilégier un nom simple à retenir
Un bon nom de domaine doit pouvoir être mémorisé facilement.
Une personne qui entend le nom de votre entreprise lors d’une conversation devrait idéalement pouvoir retrouver votre site sans devoir demander comment son adresse s’écrit.
Il est donc généralement préférable d’éviter les constructions inutilement complexes.
Plus le domaine est simple, plus il sera également facile à utiliser sur une carte de visite, une publicité, un véhicule ou dans une signature e-mail.
2. Faut-il utiliser le nom de son entreprise ?
Dans la majorité des cas, utiliser le nom de l’entreprise constitue la solution la plus naturelle.
Le site devient ainsi directement associé à la marque.
Une personne connaissant déjà votre entreprise peut facilement deviner ou rechercher son adresse internet.
Cette approche permet également de conserver une identité cohérente entre le site, les adresses e-mail et les autres supports de communication.
3. Un nom de domaine doit-il contenir des mots-clés SEO ?
Il n’est généralement pas nécessaire de construire artificiellement un nom de domaine rempli de mots-clés.
Un domaine comme :
creation-site-internet-wordpress-pas-cher-belgique.be
serait difficile à mémoriser et peu adapté à la construction d’une véritable marque.
Le référencement d’un site dépend surtout de la qualité de son contenu, de sa structure, de sa pertinence, de sa popularité et de nombreux critères techniques.
Le simple fait d’intégrer un mot-clé dans le domaine ne remplace donc pas une véritable stratégie de référencement SEO.
4. Quelle longueur choisir pour un nom de domaine ?
Il n’existe pas de longueur idéale applicable à toutes les entreprises.
Un domaine court est généralement plus facile à retenir et à saisir, mais raccourcir artificiellement le nom d’une entreprise peut également le rendre moins compréhensible.
L’objectif est donc plutôt de trouver le meilleur équilibre entre :
- simplicité ;
- lisibilité ;
- mémorisation ;
- cohérence avec la marque.
Quelques caractères supplémentaires ne constituent pas un problème lorsque le nom reste naturel et facile à communiquer.
5. Faut-il utiliser des tirets ?
Les tirets sont autorisés dans les noms de domaine et peuvent parfois améliorer la lisibilité.
Ils compliquent cependant la communication orale.
Dire « mon entreprise tiret services point be » est moins naturel que de simplement annoncer le nom de l’entreprise.
Lorsque la version sans tiret est disponible et parfaitement lisible, elle constitue généralement le choix le plus simple.
Un tiret peut néanmoins rester pertinent lorsque son absence crée une ambiguïté ou rend le domaine difficile à lire.
6. Faut-il éviter les chiffres ?
Les chiffres ne posent pas de problème lorsqu’ils font réellement partie du nom de la marque.
Ils peuvent en revanche provoquer une ambiguïté lorsqu’une personne entend le domaine sans le voir.
Elle peut se demander si le chiffre doit être écrit sous forme numérique ou en toutes lettres.
Comme pour les tirets, l’objectif reste donc de faciliter la compréhension et la mémorisation.
7. Quelle extension choisir : .be, .com ou autre ?
L’extension constitue la partie située après le nom.
Pour une entreprise principalement active en Belgique, le .be constitue un choix particulièrement naturel.
Il permet d’identifier immédiatement le lien avec la Belgique et il est très familier pour les utilisateurs belges.
Le .com peut être intéressant pour une activité davantage internationale ou lorsque l’identité de la marque dépasse clairement un marché national.
D’autres extensions peuvent également être pertinentes selon l’activité ou le territoire visé.
8. Une entreprise belge doit-elle choisir un .be ?
Ce n’est pas une obligation, mais le .be présente plusieurs avantages pour une entreprise dont le marché principal se situe en Belgique.
Il est court, connu du public et immédiatement associé au pays.
Pour une PME ou un indépendant travaillant principalement avec une clientèle belge, il constitue donc souvent un excellent choix.
Une entreprise visant plusieurs pays peut en revanche envisager une stratégie différente.
9. Faut-il acheter plusieurs extensions ?
Il peut être judicieux de réserver plusieurs variantes importantes lorsque celles-ci sont disponibles.
Une entreprise utilisant entreprise.be peut par exemple décider de réserver également entreprise.com.
Il n’est pas nécessaire de créer plusieurs sites identiques.
Les domaines secondaires peuvent simplement rediriger vers le domaine principal.
Cette stratégie peut notamment éviter qu’un tiers réserve une variante évidente de votre marque.
10. Vérifier la disponibilité du nom avant de créer la marque
Lorsqu’une nouvelle entreprise ou une nouvelle marque est en préparation, il est préférable de vérifier rapidement la disponibilité du domaine.
Il serait dommage de finaliser un nom, un logo et toute une identité graphique avant de découvrir que les principaux domaines correspondants sont déjà utilisés.
Cette vérification devrait idéalement être effectuée assez tôt dans le projet.
La disponibilité du domaine n’est cependant pas la seule vérification à effectuer : les éventuels droits existants sur une marque ou un nom commercial doivent également être pris en considération.
11. Vérifier les variantes et les erreurs possibles
Avant d’enregistrer le domaine, essayez de l’écrire sans regarder votre projet.
Demandez éventuellement à une autre personne de l’écrire après l’avoir simplement entendu.
Cette petite vérification permet parfois d’identifier des ambiguïtés auxquelles on n’avait pas pensé.
Si plusieurs orthographes semblent évidentes, réserver les variantes les plus importantes peut également être intéressant.
12. Attention aux noms trop proches d’une autre entreprise
Un domaine disponible n’est pas nécessairement un bon domaine.
Choisir une adresse presque identique à celle d’une entreprise déjà connue peut créer de la confusion et éventuellement poser des problèmes liés à la marque ou au nom commercial.
Il est donc préférable de rechercher le nom envisagé avant de prendre une décision définitive.
Une identité distinctive est généralement plus intéressante à long terme qu’une imitation d’un acteur existant.
13. Penser également aux adresses e-mail
Le domaine ne sert pas uniquement au site internet.
Il peut également être utilisé pour créer des adresses professionnelles telles que :
- contact@votreentreprise.be ;
- info@votreentreprise.be ;
- prenom@votreentreprise.be.
Une adresse liée au domaine de l’entreprise contribue généralement à une image plus professionnelle qu’une adresse personnelle utilisée pour les communications commerciales.
Il faut donc également imaginer le domaine dans ce contexte avant de le choisir.
14. Qui doit être propriétaire du nom de domaine ?
C’est un point particulièrement important.
Le nom de domaine d’une entreprise constitue un actif numérique essentiel.
L’entreprise doit donc pouvoir en conserver le contrôle et disposer des accès nécessaires à sa gestion.
Une agence ou un prestataire peut naturellement s’occuper des aspects techniques, mais il est préférable que les responsabilités et la propriété soient clairement établies.
Cela facilite également un éventuel changement de prestataire dans le futur.
15. Pour combien de temps faut-il enregistrer un domaine ?
Les domaines sont enregistrés pour une période déterminée puis renouvelés.
L’élément essentiel est surtout de s’assurer que le renouvellement soit correctement suivi.
Perdre accidentellement le domaine principal d’une entreprise peut avoir des conséquences importantes sur le site mais également sur les adresses e-mail associées.
Il est donc conseillé d’activer les mécanismes de renouvellement appropriés et de maintenir les coordonnées du titulaire à jour.
16. Peut-on changer de nom de domaine plus tard ?
Oui, mais l’opération doit être préparée correctement.
Changer le domaine d’un site existant implique notamment de rediriger les anciennes URL vers les nouvelles afin que les visiteurs et les moteurs de recherche comprennent le changement.
Il faut également mettre à jour les liens, les outils externes et différents éléments de communication.
Lorsque le site possède déjà une visibilité importante sur Google, une migration mal préparée peut entraîner des conséquences SEO.
Nous aborderons précisément ce sujet dans notre guide sur la migration d’un site internet sans perdre son référencement.
17. Nom de domaine et création du site : dans quel ordre procéder ?
Il est préférable de choisir et de réserver le domaine relativement tôt.
Le site peut ensuite être développé sur un environnement de travail avant d’être mis en ligne sur son adresse définitive.
Cette méthode permet de préparer tranquillement le projet tout en sécurisant le domaine souhaité.
Le nom de domaine, l’hébergement et la conception du site constituent ainsi trois éléments distincts mais étroitement liés d’un projet web.
Notre conseil pour choisir un nom de domaine
Pour une entreprise, nous privilégions généralement une approche simple : un domaine proche du nom de la marque, facile à écrire, facile à retenir et cohérent avec le marché ciblé.
Il vaut mieux disposer d’une adresse claire que chercher à intégrer artificiellement tous les mots-clés correspondant à l’activité.
Le domaine doit pouvoir accompagner l’entreprise pendant plusieurs années, y compris lorsque son offre évolue.
Le choix du domaine fait partie des premières décisions que nous pouvons examiner lors d’un projet de création de site internet.
Questions fréquentes sur les noms de domaine
Un nom de domaine influence-t-il le référencement ?
Le domaine peut contribuer à l’identité et à la compréhension d’un site, mais il ne suffit pas à obtenir de bonnes positions. La qualité du site, son contenu, sa structure, sa popularité et son optimisation SEO sont beaucoup plus importantes.
Faut-il choisir .be ou .com ?
Pour une entreprise principalement active en Belgique, le .be constitue généralement un choix naturel. Pour une activité internationale, le .com peut être intéressant. Les deux peuvent également être réservés afin de protéger la marque.
Peut-on avoir plusieurs noms de domaine pour le même site ?
Oui. Il est possible de posséder plusieurs domaines et de rediriger les domaines secondaires vers une adresse principale.
Peut-on transférer un nom de domaine vers un autre prestataire ?
Oui. Les noms de domaine peuvent généralement être transférés d’un registrar à un autre en suivant la procédure prévue pour l’extension concernée.
Le nom de domaine doit-il être acheté chez l’hébergeur ?
Non. Le domaine et l’hébergement sont deux services distincts. Ils peuvent être gérés par le même prestataire ou par deux sociétés différentes.